Stérilisation tubaire

Stérilisation tubaire 

La stérilisation tubaire correspond à un moyen de contraception définitif : plus aucune grossesse n’est possible après avoir réalisé cette procédure. Le souhait d’une stérilisation tubaire est un choix personnel dont les motivations peuvent être multiples : intolérance (voir contre-indication) aux différentes méthodes de contraceptions,  difficultés liées à une absorption d’hormone à visée contraceptive (stérilet hormonal, pilule contraceptive,…), gêne à l’emploi des préservatifs… Cependant, même si les motivations peuvent être multiples, la décision doit être murement réfléchie étant donné le caractère irréversible de la stérilisation tubaire. Une grossesse devient dès lors impossible, même en cas de regret ou de changement d’avis. C’est pourquoi il existe un délai légal de 4 mois entre la consultation d’information sur les différentes méthodes et la réalisation effective du geste chirurgical.

Une fois passée ce délai, et avec une demande toujours ferme et définitive, les différentes méthodes de stérilisation ont toutes pour objectifs d’interrompre la perméabilité tubaire, empêchant ainsi les spermatozoïdes de féconder l’ovule et rendant donc toute grossesse impossible. L’action de ces méthodes reste donc localisée exclusivement au niveau des trompes de l’utérus. La stérilisation tubaire est donc habituellement parfaitement bien supportée : elle n’entraine aucune altération du fonctionnement ovarien (notamment la fabrication des hormones féminines) et n’a aucune interaction avec les cycles menstruels naturels.

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Actuellement, il n’existe plus qu’une seule méthode pour permettre d’interrompre la perméabilité tubaire, qui se fait en passant par la cavité abdominale le plus souvent par cœlioscopie : il s’agit de la Stérilisation tubaire abdominale.

Il existait jusqu’en 2017 la possibilité de réaliser une stérilisation tubaire en passant par l’utérus via le col de l’utérus et le vagin, par hystéroscopie : il s’agissait de la Méthode Essure. cette méthode n’est plus disponible à l’heure actuelle, la laboratoire ayant arrêté la commercialisation du dispositif un certain nombre de patiente ont rapportés des effets secondaires supposés rattachés à la présence  de l’implant dans les trompes. A l’heure actuelle, il est possible de retirer ces implants par coelioscopie si la patiente ressent des effets secondaires liés à la présence de l’implant.