Prolapsus & incontinence

Chirurgie de l'incontinence urinaire d'effort

Fuites urinaires à l'effort : types d'incontinence, rééducation et options chirurgicales.

L’incontinence urinaire chez la femme est très fréquente puisqu’elle touche 25 à 30 % des femmes après 60 ans. Les principaux facteurs favorisants sont les grossesses et les accouchements par voie basse.

L’incontinence urinaire s’installe souvent de façon progressive. Il existe deux principaux types d’incontinence urinaire chez la femme : l’incontinence urinaire par urgenturie et l’incontinence urinaire d’effort. Ces deux types sont fréquemment associés : on parle alors d’incontinence urinaire mixte. Quelle que soit son origine, une rééducation pelvi-périnéale permet souvent d’améliorer nettement les fuites ; il s’agit habituellement du premier traitement prescrit.

Incontinence par urgenturie

L’incontinence urinaire par urgenturie concerne les femmes qui ressentent un besoin impérieux et urgent d’uriner. En l’absence de toilettes à proximité, des fuites urinaires peuvent alors survenir. Les causes de cette incontinence sont souvent multiples. Après la rééducation, un traitement médicamenteux peut être prescrit, permettant souvent une nette amélioration des symptômes.

Incontinence d’effort

L’incontinence urinaire d’effort concerne les femmes présentant des fuites urinaires uniquement lors d’efforts : activité sportive mais aussi toux, rire, montée des escaliers… Elle trouve souvent son origine dans un défaut de soutien de l’urètre, le canal excréteur de la vessie, par le vagin et les tissus environnants. Lors de l’augmentation des pressions abdominales liée aux efforts, l’urètre doit normalement être comprimé contre le vagin, ce qui assure sa fermeture. En cas de défaut de soutien, cette fermeture se fait mal et des fuites urinaires surviennent.

Traitement chirurgical

Une intervention chirurgicale courte peut être proposée. L’intervention de référence consiste à mettre en place, par voie vaginale, un tissu de renfort, sorte de petit filet à mailles très fines, sous l’urètre, afin de lui restituer un soutien suffisant : on parle de bandelette sous-urétrale. Ce type de dispositif (filet synthétique) a fait l’objet ces dernières années d’une attention médiatique particulière, notamment en raison de complications observées avec certains implants, plutôt utilisés dans la chirurgie du prolapsus. Concernant l’incontinence urinaire d’effort, la bandelette sous-urétrale demeure recommandée en première intention par la Haute Autorité de Santé lorsqu’elle est réalisée par un chirurgien expérimenté ; sa pose, comme la prise en charge d’éventuelles complications, fait l’objet d’un encadrement réglementaire spécifique.

Une alternative consiste en l’injection d’agents de comblement autour de l’urètre, afin d’en améliorer la fermeture. Cette technique, plus récente, offre un recul moindre que celui des bandelettes. Son efficacité est généralement moins durable que celle d’une bandelette, mais elle peut constituer une option intéressante en cas de refus des bandelettes, de contre-indication à la chirurgie ou pour des fuites plus modérées.

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